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1902: Charles PERON

1930-1950: Eugéne CANU

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1972-1996: Claude SENECHAL

1996-2005: Philippe SENECHAL

2005: Noël QUERE


 

 

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1930 - 1939 - Frédéric HERSANT

1958 - 1959 - Pierre WEFFLING

1959 - 1963 - Jean Armand Guy SALLES

1963 - 1974 - Jean COCHOIS

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 00:26

WASHINGTON, 2 novembre 

Après 2013, le télescope spatial Hubble pourrait être brûlé dans les couches denses de l'atmosphère terrestre, a annoncé jeudi Dewayne Washington, du Centre Goddard de la NASA (Greenbelt, dans le Maryland).

"La décision définitive sur le sort d'Hubble après 2013, lorsque le télescope sera en fin de vie, n'a pas encore été prise. Une des éventualités envisagées est de l'arracher à son orbite et de le brûler dans les couches denses de l'atmosphère terrestre", a-t-il expliqué.

En 2013, le télescope Hubble sera remplacé par un autre appareil, le James Webb Space Telescope (JWST). Plus grand que son prédécesseur, il exploitera une orbite distante de 1,5 million de km de la Terre, alors que Hubble évolue à 565 km seulement de notre planète, a précisé le scientifique.

"Il est fort possible que le télescope reste opérationnel après 2013 mais la mission d'entretien programmée pour 2008 sera la dernière", a-t-il indiqué.

Hubble a permis de découvrir des "trous noirs" dans le centre de plusieurs galaxies, fourni des informations sur la taille et l'âge de l'Univers et confirmé qu'il était en expansion.

Après seize ans de bons et loyaux services, le télescope a commencé ces dernières années, durant lesquelles il est resté sans entretien, à subir des pannes, dont la plus récente a eu lieu le 19 juin dernier où la tension dans ses réseaux électriques a dépassé la limite, bloquant une caméra et rendant ainsi le télescope "myope". Ce n'est que le 1er juillet qu'il a retrouvé la vue.

Mercredi, le patron de la NASA, Michael Griffin, a annoncé qu'en 2008 une équipe d'astronautes partirait pour Hubble afin d'effectuer les travaux techniques nécessaires, sans lesquels le télescope deviendrait non opérationnel en 2009 ou 2010.

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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 00:20
   
Science-espace

La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre en 2029 est égale à zéro

 
 

La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre le vendredi 13 avril 2029 est égale à zéro, a déclaré jeudi le directeur de l'Institut d'astronomie de l'Académie russe des sciences Boris Choustov.

"La probabilité de collision entre l'astéroïde Apophis et la Terre à cette date est égale à zéro", a indiqué le chercheur russe donnant son avis sur les commentaires alarmistes de certains chercheurs.

En 2029, Apophis frôlera la Terre à 38 000 - 40 000 km, selon lui. "L'erreur pourrait être de 10 000 km tout au plus", a ajouté le chercheur.

Mais une menace plus grave guettera la Terre en 2036, lorsqu'Apophis volera de nouveau à proximité de notre planète. Pourtant, selon le chercheur russe, la probabilité de collision restera "peu élevée" même à cette date-là.

L'astéroïde baptisé "Apophis", dieu des forces du chaos dans la mythologie égyptienne, mesure 320 m de long. Le bolide a été découvert en juin 2004.

Par Enfants de la Marine - Publié dans : Quant à l'Univers
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 11:31

ACTUALITE - POLITIQUE -  ACTUALITE - POLITIQUE -ACTUALITE - POLITIQUE

Prévention de la délinquance

Devant la mairie de Marseille, le mardi 10 novembre 2006, comme dans plusieurs villes du pays, les professionnels étaient mobilisés contre la future loi sarkozyenne.

« Avec cette loi, on passe du statut d'éducateur à celui d'indicateur ; la régulation sociale est transformée en contrôle social, toute marge éducative disparaît. Je travaille aujourd'hui avec un juge des enfants et mon futur interlocuteur devrait être le maire. Tout ce projet est une porte ouverte à la remise en cause de la justice adaptée pour les mineurs. Je suis ici pour faire passer ce message à celui ou celle qui sera élu en 2007. » nous dira Vincent Massai, éducateur spécialisé à la protection judiciaire de la jeunesse de Marseille et syndiqué au SNPES, qui était présent avec plus d'une centaine de travailleurs sociaux, hier midi, devant la mairie.

contre la délation

À l'appel d'e nombreux syndicats et associations, ils s'étaient rassemblés pour protester contre la nouvelle loi Sarkozy de prévention de la délinquance, déjà votée au Sénat, qui fait la clé de voûte de toute la politique qu'ils ne peuvent plus qualifier de préventive.

« Dès qu'un travailleur social va repérer un problème chez un jeune ou une famille, il devra en rendre compte au maire, dont le pouvoir de police sera renforcé au détriment de l'aide sociale et de sa fonction de magistrat au service de tous les citoyens », estime ainsi Henri Saint-Jean, formateur et responsable CGT action sociale. « Ce projet fait de tout citoyen un coupable potentiel, fiché... C'est une révolution philosophique de la fonction du travailleur social. Ce projet est le fruit d'une volonté politique : celle d'un ministre candidat qui veut placer la sécurité au centre des débats, avec les effets que l'on a vus en 2002, en occultant les droits au travail, au logement et à la santé. »

pour l'action sociale

Cette loi effraie même les futurs professionnels aujourd'hui en formation, telle Sophie, étudiante en 2e année pour devenir éducatrice jeunes enfants. « Ce projet s'attaque à la crédibilité du travail social qui est bâtie sur la confiance, explique-t-elle. En remettant en question notre secret professionnel, c'est toute l'éthique de nos métiers qui est jetée à terre. »

Éducatrice spécialisée de nuit à l'Association pour la réadaptation sociale (ARS) de Marseille, Laura ne dit pas autre chose : « On n'est pas des indics de police. Il est déjà difficile d'entrer en contact avec un public en rupture, ce sera encore plus compliqué avec cette loi. Or, si ce lien, souvent le seul, est rompu, la personne risque de tomber dans une marginalisation plus grande encore. Je suis présente aujourd'hui pour protester contre la stigmatisation grandissante des populations défavorisées, une vision simpliste et dangereuse des choses. »

« La véritable prévention, c'est l'action sociale, rappelle Me Rémy Cuisiniez, représentant du Syndicat des avocats de France. Nous, avocats, sommes sensibilisés à ces questions de secret professionnel et sommes à vos côtés pour lutter contre ce projet particulièrement délétère. » Les manifestants ont annoncé qu'ils allaient faire écrire en masse aux parlementaires et au premier ministre pour souligner les dangers portés par cette loi en leur demandant de ne pas la voter.

« Personne ne veut de ce projet, ni les professionnels, ni les associations, pas plus qu?une majorité de maires de droite. Cette loi, c'est 51 articles qui partent dans tous les sens, un texte vite fait et mal fait », constatait Marie Arlette Carlotti, vice-présidente du Conseil général, en charge de la protection de l'enfance, et députée européenne (PS), venue soutenir les manifestants. « Les gens doivent comprendre que ce texte n'est pas une solution à la délinquance dont ils souffrent parfois, mais un retour en arrière pour les libertés individuelles. Nous allons maintenant relayer politiquement ce message. »

Marc Leras

Par Enfants de la Marine - Publié dans : Informations générales
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 08:38

par Gilbert Lagrue - SPS n° 273, juillet-août 2006

Le rapport INSERM sur le trouble des conduites chez l?adolescent est le fruit d?une expertise collective faite à la demande de la Caisse nationale d?assurance maladie des professions indépendantes (CANAM) avec l?objectif d?en améliorer le dépistage, la prévention et la prise en charge et parallèlement de décrire les recherches nécessaires pour une meilleure connaissance des causes et des mécanismes de ce trouble. Un groupe pluridisciplinaire a été constitué, représentant la psychiatrie, la psychologie, l?épidémiologie, les sciences cognitives, la génétique, la neurobiologie? Le point a été fait sur l?ensemble de la littérature internationale, médicale et scientifique sur ce thème.

Pour l?avenir de ces adolescents, l?importance de ce trouble a été soulignée. Les caractéristiques en ont été décrites et des actions ont été proposées pour le dépistage et une prise en charge, permettant d?améliorer le pronostic. Ces troubles des conduites (TC) sont souvent intriqués ou associés à d?autres troubles du comportement : le trouble oppositionnel (TO), le trouble d?hyperactivité avec trouble de l?attention (THADA), réunis sous le nom de troubles extériorisés, car ils s?accompagnent d?anomalies comportementales visibles. Ils sont importants à reconnaître, car ils peuvent avoir des conséquences importantes sur l?évolution personnelle (échec scolaire), familiale, sociale et également, ce que nous développerons dans cet article, sur la survenue fréquente de dépendances aux substances psychoactives, tabac, cannabis et autres?

Les TC et les TO de l?enfance peuvent constituer une étape vers l?apparition ultérieure de comportements graves avec agressions physiques vis-à-vis d?animaux ou de personnes, destruction de biens matériels, fraudes et vols, violations des règles sociales. À 15 ans peuvent se trouver réunis les critères de la personnalité antisociale, avec un comportement caractérisé par le mépris et la transgression des droits d?autrui et des conséquences sociales graves.

Les premières manifestations peuvent apparaître tôt dans l?enfance, dès 3-4 ans ; plus leur apparition est précoce, plus graves sont les conséquences. La fréquence de ces troubles à 10-12 ans est évaluée de 5 à 9 % selon les études ; ils surviennent deux fois plus souvent chez les garçons que chez les filles. Ces chiffres apparaissent très élevés ; ils ont cependant été établis avec les critères rigoureux du DSM (voir ci-dessous).

DSM : « Diagnostic and Statiscal
Manual of Mental Disorders »
Cette classification des troubles psychiques a été élaborée par l?Association Américaine de Psychiatrie, à partir des avis de plusieurs centaines de psychiatres. Elle est fondée sur la description et le regroupement de symptômes ; elle a pour objectif de fournir un outil de travail pour la recherche clinique et les essais thérapeutiques, afin que les études pratiquées puissent être confrontées entre elles. Elle a été très critiquée, surtout dans notre pays, avec l?argument que les troubles mentaux sont trop variables d?un cas à l?autre pour pouvoir être classés, mais actuellement elle est universellement admise et utilisée.

Les données françaises (M. Choquet : ESPAD 2003) concernent les conduites violentes (bagarres), les vols, la violation des règles. La prévalence augmente de 12 à 16 ans, puis diminue progressivement jusqu?à 20 ans ; elle varie suivant le statut familial et social. Les résultats sont globalement semblables à ceux d?autres pays.

Ce rapport souligne bien la possibilité de prévenir les conséquences de ces troubles grâce à un dépistage et une prise en charge précoces.

Des réactions très vives

Prenant en compte ces faits, le gouvernement a mis en place un plan de prévention des conséquences sociales (en particulier la délinquance) fondé sur le suivi avec un carnet de comportement. Tout ceci a suscité des réactions violentes, avec signature d?une pétition stigmatisant l?ensemble du rapport. On parle de « transformer les écoles en caserne », de « dénicher à la crèche les voleurs de cube ou les babille urs mythomanes », de « dérive sécuritaire »? ; on fait appel à l?opinion publique, on cherche à alarmer les parents, les écrits sont dénaturés avec des extrapolations injustifiées ; l?accusation a été portée de « droguer nos enfants, bien entendu au profit de l?industrie pharmaceutique ». Si les auteurs de ces critiques avaient étudié le rapport, ils auraient pu lire que le traitement pharmacologique du trouble des conduites peut intervenir en seconde intention. Ce chapitre représente 30 pages sur plus de 300.

Des réponses claires et précises à ces critiques ont heureusement été faites : par exemple l?article de Martine Perez dans Le Figaro du 24 mars 2006 et surtout la mise au point du Professeur Philippe Jeammet dans Le Monde du 22 mars 2006 ; cette dernière a d?autant plus de poids que le Professeur P. Jeammet est un des pédopsychiatres de référence en France. On retrouve pour ce problème, les mêmes positions passionnelles
que celles suscitées par Le Livre Noir de la Psychanalyse. Ceci traduit le retard de la France en ce domaine par rapport aux pays anglo-saxons. Il n?est que de parcourir la bibliographie très complète des chacun des chapitres de ce livre, pour constater que les références aux travaux français sur ce thème sont très rares.

Les principaux points de l?étude de l?INSERM

Une lecture attentive de l?expertise INSERM permet de souligner les points principaux suivants :

? Le concept de troubles renvoie à un ensemble de perturbations, caractérisées par un dysfonctionnement comportemental, relationnel et psychologique d?un sujet, en référence aux normes attendues pour son âge.

?L?expression clinique du TC, du TO et du THADA souvent associés est fonction de l?âge du sujet. « Les comportements d?opposition et d?agressivité prédominent dans la petite enfance et tendent à diminuer ultérieurement ». Dans les deux tiers des cas, le diagnostic posé dans l?enfance est retrouvé à l?adolescence.

? Les facteurs responsables sont multiples, familiaux, sociaux et génétiques : le facteur héréditaire est multigénique, influençant l?expression de nos émotions. « Elles surgissent du plus profond de notre cerveau biologique ; plus elles sont intenses, plus elles sont difficiles à contrôler, principalement les émotions négatives, de rage, de peur, de colère. On devient alors dépendant de l?environnement qui les suscite », (Professeur Jeammet). En l?absence d?une intervention spécifique des adultes, parents, enseignants, éducateurs, personnel de santé, ces enfants émotionnellement vulnérables deviennent rapidement prisonniers de leurs réactions affectives. Il y a un continuum entre le normal et le pathologique ; la frontière s?établit à partir du moment où le trouble se pérennise et a des conséquences sur la vie familiale, la scolarité et ultérieurement la vie sociale.

? Chez les adolescents et adultes jeunes, ayant des conduites à risques pour eux-mêmes, en consommant des substances psychoactives, ou vis-à-vis de la société avec agression, vols, délinquance, on retrouve avec une fréquence significative dans les antécédents, des troubles du comportement, anciens, remontant à l?enfance, en particulier le TC (30 à 60 % des cas).

Fondé sur les critères du DSM, un dépistage précoce est possible

Il repose sur les observations faites par les parents et les enseignants et secondairement sur l?intervention des psychologues, pédiatres et pédopsychiatres auprès de ces derniers. Pour les plus âgés, ceci est complété par des questionnaires validés. Ainsi la nature et l?importance du trouble et son association à d?autres perturbations psychologiques pourront être précisées.


Science et politique
Le gouvernement met en place, par l?intermédiaire de son ministre de l?intérieur Nicolas Sarkozy, un « plan de prévention de la délinquance ». La décision politique que le gouvernement entend prendre relève de choix qui sont les siens, et que tout citoyen ou tout parti politique est en droit de critiquer (ou d?approuver). On peut y dénoncer le côté sécuritaire, regretter que la répression prenne le pas sur la prévention et les moyens de cette prévention. Mais l?amalgame avec le rapport de l?Inserm est la confusion que nous souhaitons dénoncer. « Un rapport hallucinant sur les jeunes et la délinquance, qui est la principale source d?inspiration du projet de loi de Sarkozy » affirme le site re-so.net, site « anti-sarko » [1]. Qu?est-ce qui permet d?affirmer cela ? La simple lecture du projet de loi suffit pour se rendre compte que les mesures proposées (d?ordre social, judiciaire, des compétences des différentes collectivités, des sanctions) ne sont absolument pas évoquée dans le rapport de l?Inserm. Et en supposant un tel lien (qui reste à prouver), qu?est-ce qui permet de déduire un biais idéologique du rapport de l?Inserm ? C?est un raccourci en forme d?amalgame : le rapport de l?Inserm, s?il doit être critiqué, ne peut l?être que sur les affirmations et les résultats scientifiques qu?il énonce, ou sur la méthode qui a été mis en ?uvre, mais pas sur le fait qu?un ministre prétende s?en servir comme alibi à des décisions d?ordre politique, ou plus exactement, qu?on attribue à un ministre cette légitimation par le rapport Inserm, légitimation que l?intéressé n?a pas formulée lui-même. L?appel des « collectifs AntiSarko contre le projet de loi de prévention de la délinquance » illustrait son texte (qui ne mentionne nulle part le rapport de l?Insem) avec l?image d?un bébé sur fond du logo Inserm, avec le sous titre « cet enfant est un sataniste potentiel ». Amalgame trop voyant ? Une nouvelle illustration ne mentionnant plus l?Inserm a pris place.
Jean-Paul Krivine

L?étude du contexte social et familial est essentielle ; il joue un rôle très important dans la survenue et l?extériorisation des troubles.

Des facteurs génétiques et périnataux doivent être recherchés : troubles psychopathologiques familiaux et consommation de substances psychoactives par la mère pendant la grossesse. Ce dernier facteur a été plus récemment reconnu ; il peut modifier le développement cérébral du f?tus et influencer à long terme le devenir neurocomportemental de l?enfant :

? Le tabagisme maternel est associé significativement à la survenue d?un TC et/ou d?un THADA à l?adolescence, principalement chez le garçon et à une dépendance tabagique précoce chez la fille.

? L?utilisation du cannabis par la mère enceinte peut être à l?origine de troubles du comportement chez l?enfant, en particulier l?impulsivité et un défaut de l?attention.

? L?usage de cocaïne apparaît très dangereux, avec augmentation de l?ensemble des troubles extériorisés à l?adolescence.

Des actions de prévention peuvent être mises en ?uvre

Elles sont de plusieurs types en fonction des facteurs de vulnérabilité présents. La « prévention sélective » porte sur des groupes à risques en raison de facteurs sociaux et familiaux : zones urbaines sensibles, situation de précarité, alcoolisme familial?La « prévention indiquée » cible des sujets présentant des facteurs de risques individuels ou en manifestant les premiers symptômes : jeunes en échec scolaire, comportement agressif?

Les programmes utilisés ont toujours de multiples facettes ; ils ont surtout été réalisés dans les pays anglo-saxons (États-Unis, Canada) et scandinaves. Des critères très précis ont été établis, longuement détaillés dans le rapport. Ils visent à réduire les difficultés scolaires, l?agressivité, la violence et à plus long terme, la délinquance. Ils agissent à la fois sur l?environnement, enseignants et parents, sur les « pairs » et sur les enfants eux-mêmes.

Il ne s?agit donc pas de détecter de « futurs délinquants », mais d?étudier les facteurs de vulnérabilité qui risquent d?aboutir plus tard à la consommation de drogues et aux conduites antisociales, et d?intervenir de façon précoce pour tenter de les prévenir. C?est là ce qui ressort d?une lecture attentive et objective de cette expertise.

Les stratégies proposées reposent sur des données bien établies et validées, principalement aux États-Unis et au Canada. Les résultats ont été publiés par rapport à des groupes de contrôle et dans deux tableaux (p. 314-315) : les résultats de 12 interventions sont résumés. Par exemple le « Montreal Prevention Experiment » utilise simultanément chez des enfants de 7-9 ans des actions générales parents-enseignants et des actions individuelles, fondées sur des stratégies comportementales et cognitives : apprentissage des compétences sociales, gestion du stress, gestion des émotions, gestion de la colère. La « Preschool Curriculum Study » propose un programme similaire dès 3-4 ans. Les résultats obtenus chez les adolescents de 10-15 ans sont très positifs : diminution des comportements agressifs et des bagarres, moins d?actes de délinquance, moins d?abus de substances psychoactives. Ces interventions sont d?autant plus efficaces qu?elles interviennent plus précocement, dès 3 à 4 ans.

Dans l?étude des facteurs psychopatholologiques associés à la dépendance tabagique, les travaux ont initialement porté sur les troubles intériorisés ; le rôle des états anxieux et dépressifs a bien été mis en évidence. Les troubles extériorisés occupent également une place importante, en particulier dans les stades d?initiation ou du passage au tabagisme.

Le trouble des conduites avec manifestations de personnalité antisociale est associé à l?adolescence à l?usage régulier du tabac, du cannabis et de l?alcool avec un risque multiplié par 4. Ce trait persiste chez l?adulte où il est retrouvé pour le tabagisme avec forte dépendance, pour l?alcoolodépendance, avec dans ces cas, un mauvais pronostic pour le sevrage.

Chez des enfants de 11 ans, l?existence d?un TC ou d?un TO, multiplie par 2 à 3 la probabilité à l?âge de 14 ans d?un usage régulier du tabac, de l?alcool et surtout du cannabis. Chez des adolescents de 14 à 16 ans, la probabilité de l?évolution de l?essai de la cigarette vers la dépendance dix ans plus tard est multipliée par 1, 3 pour les troubles intériorisés, par 16 pour les TC avec les symptômes de la personnalité antisociale.

Le THADA, associé dans plus de la moitié des cas aux TC, peut se poursuivre chez l?adolescent et l?adulte. Il prédispose lui aussi à l?usage de substances psychoactives, principalement le tabac et le cannabis, avec un risque multiplié par plus de 2.

Parmi les usagers des drogues « dures », héroïne, cocaïne? le trouble psychologique le plus souvent retrouvé (>50 % des cas), est la personnalité antisociale. Les polyconsommations, alcool, tabac, cannabis, sont significativement associées chez des adolescents de 12-20 ans à des conduites d?agression (bagarres), de vol et de destruction, de violations de règles établies (absentéisme scolaire, fugues) [2].

Ainsi les manifestations des troubles extériorisés, qui débutent dès l?enfance, peuvent se poursuivre chez l?adolescent et l?adulte jeune où il est associé de façon très significative à l?usage des drogues licites ou illicites.

La question alors posée est de savoir si la prise en charge précoce des TC, des TO et du THADA, dès la première enfance, pourrait éviter le début de la consommation de substances psychoactives à l?adolescence, comme elle semble capable de réduire la survenue de troubles du comportement aux conséquences graves.

Dans les 12 programmes de prévention étudiés dans les tableaux des pages 314-315, 4 d?entre eux ont évalué les résultats à 14-17 ans ; tous les 4 indiquent que ces adolescents consomment moins de tabac, d?alcool et de drogues illicites.

Ainsi ces actions précoces de prévention, fondées sur des apprentissages de comportement et de pensées, apparaissent capables d?éviter de graves troubles sociaux ultérieurs et de réduire le risque d?usage de drogues licites et illicites, avec tout le cortège de souffrance que cela représente pour le sujet et pour son entourage. Malheureusement le retard de notre pays en ce domaine est très important, malgré le rapport du Professeur Tubiana [3].

Bases neurobiologiques

Certaines caractéristiques du développement cérébral permettent de distinguer deux périodes essentielles dans l?évolution des comportements :

La période initiale, avant 3-4 ans est celle au cours de laquelle se mettent en place les réseaux neuronaux dont le développement peut être modulé par les stimulations extérieures et où certains réflexes conditionnés peuvent être acquis. Les actions de prévention devraient idéalement intervenir dès cette période, car l?apprentissage des comportements adaptés a les plus grandes chances d?efficacité, s?il intervient pendant cette période de structuration du cerveau. En France, l?existence des écoles maternelles constitue un atout considérable pour la mise en place de ces mesures de prévention. C?est l?âge et le lieu où l?on peut enseigner aux enfants les premières règles de la vie en société, la maîtrise de soi, la résistance aux pulsions et aux sollicitations extérieures, la confiance en soi, la gestion du stress et des émotions.

La seconde période se situe entre 15 et 20 ans ; il existe alors un asynchronisme dans la maturation et les fonctions de certaines zones cérébrales ; l?amygdale, zone limbique, siège des émotions et le cortex visuel arrivent à maturité vers 16-18 ans ; au contraire le cortex préfrontal, qui contrôle le comportement et les émotions, a un développement retardé qui se poursuit jusqu?à 20-21 ans. Il y a donc une période de quelques années où l?adolescent est plus vulnérable, sensible à toutes les incitations extérieures, aux messages sensoriels, source d?émotion et de pulsion mal contrôlées. Le début de l?usage des substances psychoactives se fait presque toujours avant 20 ans.

En conclusion

En conclusion, l?attitude négative prise par les auteurs de cette pétition est véritablement un procès d?intention risquant de retarder la mise en place de stratégies ayant fait leurs preuves dans d?autres pays, l?« Evidence Based Prevention ». Bien évidemment, il faut « éviter de tomber dans des dérives toujours possibles ici ou là, mais qui nous menacent moins que le laisser-faire d?aujourd?hui ». (P. Jeammet).

Bibliographie

Choquet M. La violence scolaire à l?école à partir de l?enquête ESPAD, 2003, in « Troubles des conduites chez l?adolescent » ; p : 397, 1 vol. INSERM, 2005.

Clark D. Childhood antisocial behaviour and adolescent use disorders. Alcohol Research and Health, 2002 ; 26 : 109-113.

Lagrue G. Développement des addictions chez les adolescents : Rôle de la vulnérabilité psychologique. Alcoologie et Addictologie, 2005 ; 27 : 47-51.

Tubiana M., Arthus M., Jeammet P.

Rapport sur la santé mentale des enfants des enfants d?âge scolaire. Bull. Acad.


Gilbert Lagrue est professeur honoraire à l?Hôpital Albert Chenevier de Créteil, Centre de Tabacologie. Il a créé une des premières consultations de Tabacologie en France, en 1977. Il a publié en 2004 Comment arrêter de fumer ?, Editions Odile Jacob (en collaboration avec les Docteurs Henri-Jean Aubin et Patrick Dupont. Science et pseudo-sciences a déjà publié un autre article de Gilbert Lagrue : « Tabagisme et médecines douces » (SPS n° 258, juillet 2003) et « Tabacologie et psychanalyse » (SPS n°271, mars 2006).


[1] http://www.re-so.net/article.php3 ?id_article=2522

[2] Source : M. Choquet.

[3] Académie de Médecine, 2003.

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Par Enfants de la Marine - Publié dans : Informations générales
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /2006 00:01

A ce jour, vendredi 3 novembre 2006, nous n'enregistrons que 15 inscrits à la "newsletter". Merci de demander et... d'aider vos collégues pour s'inscrire.

Le webmestre

Par Enfants de la Marine - Publié dans : Notes de service
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 16:37

L'aventure de la vie.

Depuis plusieurs années, notre association essaie de donner une place à la culture en son sein et d'en ouvrir l'accès pour les jeunes accueillis.

En 1994, nous ouvrons un café théâtre, puis l'année dernière une auberge, joint au centre de jour, espace d'apprentissages scolaires et pré-professionnels s'inspirant de la pédagogie Freinet et ouvert en permanence sur la recherche, par l'équipe éducative, vers les blocages au désir d'apprendre.

Nous constatons aussi la difficulté pour les jeunes accueillis à se représenter dans le monde, dans l'espace et le temps, à pouvoir se penser dans un être en devenir dans sa génération, sujet acteur de sa vie.

Notre réflexion nous conduit aujourd'hui à assumer notre vocation de transmission autour d'un programme annuel sur la condition humaine.

Qu'est ce que la vie, l'humanité, la terre, l'univers, mais aussi les émotions et passions, la création, la philosophie.

Alliant science et imaginaire, connaissance et désir de création, nous pensons ainsi contribuer à augmenter nos capacités de se représenter soi dans cet univers.

Cheminement de la matière à la forme, des émotions à la parole, de la parole à l'écriture, de la pensée à la fabrication, les productions seront restituées en fin de cycle.

Ainsi, ce programme complétera une démarche institutionnelle dont la visée n'est autre que de mieux partager notre humanité.

Pour terminer, nous serons soucieux de la qualité du beau et du bon, étroitement liés comme nous le propose François Cheng :

"La bonté porte garant de la qualité de la beauté,

La beauté irradie la bonté et la rend désirable."

Pour qui connait notre travail, la tentative parait ambitieuse , mais le chemin se fait en marchant, nous rappelle un autre poète.

Par Enfants de la Marine - Publié dans : La lettre du directeur
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /2006 15:56

                                 

     Compte rendu du comité de pilotage 

Réunion du  18 octobre 2006 


Ordre du jour

Point de  situation des démarches individuelles

 

 

Situation du centre de jour

Ouverture de la première session

 

Point de situation avec le centre de jour

 

 

-Semaine du 6 au 11 novembre  semaine de la solidarité internationale

                                                                  construction d’un village Africain   

Jean Pierre nous propose de nous amener ses poules et chèvres (par solidarité)

-Semaine du 13 au 18 novembre

Inauguration du cycle de l’univers à l’auberge

Tableau d’expression libre ou les enfants pourront écrire ce qu’ils veulent pour exploiter la matière ensuite.

Objectif : les mobiliser.

 

Contacts pris :

M. Legros : planétarium de Villeneuve d’Ascq

Possibilité d’avoir un animateur qui viendrait faire les démonstrations et/ou nous former à la manipulation de leur matériel.

Possibilité d’y emprunter des mallettes thématiques.

 

Pierre Yves : Prise de contact avec Monsieur Ruffin Président de la SAB ( Société d’Astrologie Boulonnaise) qui nous propose de faire des  interventions, voir mini conférence ou initiation en astrologie ; notamment lors des soirées à la belle étoile.

 

 

On peut également leur emprunter des mallettes et films.

Reste le souci du temps et donc de l’organisation.

 

Annick : propose l’intervention d’un spectacle visuel sur le monde de la légèreté produit par un danseur et un chanteur

 

 

 Intervention de Serge « Sont-ils ouverts sur un cahier des charges ? »

                                     « Est-ce une prestation ou une sensibilisation ? »

Cette question se pose pour chaque intervention artistique.

 

Sandrine : propose Big Bang Bulle spectacle cosmogonique. Semble très intéressant mais beaucoup trop cher à faire venir. Elle propose donc d’aller les voir sur place à Verneuil sur Avre  dans la semaine du 19 au 22 décembre. 5 euros la place.

 

 

Sandrine propose également l’intervention  de Cric Crac compagnie. A voir pour la commande et les prix.

 

Jean Pierre a pris contact avec un ami astrophysicien qui propose de parler de l’utilisation de l’espace  dans le quotidien, le souci est qu’il est en incapacité de programmer son intervention.

 

Yannick : contact avec Bienvenu Boukian (chanteur et conteur Burkinabé) et un batikier nommé Bouba qui travaille sur la création et non sur la copie de batik.

 

 

Est en France à partir du 8 novembre. Voir pour ses tarifs.

 

Serge a trouvé une troupe à Bordeaux qui propose un spectacle nommé « la recette de l’univers ». Histoire de l’univers à partir des repas. (se sont des scientifiques qui vulgarisent la science pour la rendre accessible).

 

 

Possibilité de décliner des thématiques appartenant au spectacle pour des mini conférences.

Propose aussi un spectacle de Simon Dussart du  théâtre de l’aventure  « petits objets et rêve d’étoiles »

 

Hélène : contact  avec Véronique Huart artiste peintre qui travaille avec le centre Jacques Brel et qui propose de soutenir Hélène dans un atelier peinture et terre.

 

 

Elle va également demander à la mairie d’Outreau s’il y a une possibilité d’accès au four.

 

Bako propose l’intervention de  Justice Olsonn  1er prix d’Europe électronique pour un atelier de création musicale. 2500 euros pour la semaine

 

 

 

Sur les 15 jours le comité de pilotage valide :

-l’intervention de la SAB

-La création d’une fresque à l’unité de wimille.

-Les sorties « nuit à la belle étoile »

-la fabrication d’objets à l’aide de moteurs de machine à laver.

-l’atelier peinture et terre pour l’unité Lafond.

 

Reste à discuter

 

 

-l’intervention de Cric Crac compagnie

-la représentation de la compagnie de Bordeaux

-la représentation  de Luc Rocher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /2006 10:54

Compte rendu du comité de pilotage

Réunion du 12 octobre 2006

Rappel :

 

L’objectif de la réunion de ce jeudi est la mise en place des thématiques choisies et de l’ensemble du dispositif. Dans ce cadre, Mr Legros rappelle que le choix d’un fil conducteur est essentiel ; Denis Lecat interviendra donc au cours de l’élaboration du projet afin d’écrire une histoire  « fil rouge » sous forme de chapitres qui correspondront à chaque cycle ; ces derniers seront lus et exploités à chaque fin de cycle dans le cadre d’une réunion générale rassemblant adultes et jeunes de l’institution.

Pour débuter cette réunion, Mr Legros explique qu’il a proposé au groupe itinérance de participer également au projet. L’idée serait de trouver, en Afrique, 5 adultes de 5 pays différents qui raconteraient leur propre histoire pour ensuite l’adapter au périple des jeunes en se basant sur ce qu’ils racontent de leur voyage Itinérance.

Mr Legros pense que le projet ne peut s’inscrire que s’il y a une certaine « pérennité » dans la réalisation des divers ateliers. 

 Mise au point concernant la collecte du matériel:

Serge nous informe que le Forum des Sciences de Villeneuve d’Ascq met en place actuellement une exposition sur le thème de l’espace, et ce, de manière interactive.

De même, il est possible de louer ou d’emprunter des malles (par exemple : malles permettant de faire un atelier d’astronomie, des 5 sens, de l’espace…ou des « malles d’expositions » qui peuvent être expliquées par un animateur qui se déplace sur la structure). Il explique que cela pourrait permettre de se « lancer » plus facilement dans le projet. Il est également possible d’avoir accès à des conférences sur le thème de l’univers : le site www.forum-des-sciences.fr propose des conférenciers ou des universitaires qui pourraient intervenir auprès des jeunes. Enfin, il est possible de louer une tente -planétarium géante (45m2) avec animation. 

Nathalie va se renseigner auprès du Planétarium de Dunkerque. Elle a également trouvé une fiche technique qui permet de réaliser une maquette « soleil-Terre-Lune » et qui pourrait s’appliquer dans un atelier du Centre de Jour. Nathalie, elle, souhaiterait exploiter cette maquette en classe pour travailler le côté « théorique » (sciences et maths) du système solaire. Néanmoins, il s’agit de faire attention aux échelles proposées pour la réalisation de la maquette pour que celle-ci reste fidèle à la réalité mais aussi à la « réalité du terrain » (« question de place » à voir ?...).

Enfin, Nathalie nous propose des ateliers « arts plastiques et théâtre » sur le thème de l’univers qui permettraient d’imaginer, par exemple, un extra-terrestre, puis le décrire, le dessiner, le peindre.

Sandrine a trouvé  sur le site

www.lespetitsdebrouillards@wanadoo.fr

des idées intéressantes sur des thèmes différents de la science :

par exemple : proposition d’animations sur « l’invisible », « l’infiniment grand », l’infiniment petit »…) mais aussi des stages (sur quelques jours parfois) qui permettent de traiter un thème (par exemple : « le cosmos ») de manière ludique.

Sandrine a réussi à se mettre en contact avec le maquettiste de l’émission « C’est pas sorcier » qui est aussi un scientifique. De plus, elle a trouvé un site internet d’un professeur qui synthétise les théories de sciences pour les adapter aux enfants; et en particulier aux enfants en difficultés, ce qui serait intéressant à exploiter.

Enfin, un autre site propose des expériences à faire avec les enfants autour du thème de la création de l’univers.

Christophe pense qu’il faudrait essayer de trouver, de collecter, de nommer, d’étudier les différentes roches, minéraux du littoral pour ensuite faire une collection de roches et la faire tourner dans les unités (travailler sur la « création de la matière »). Il propose également d’organiser une sortie spéléologie (mais voir au niveau du budget).

Pierre-Yves demande s’il est possible d’investir dans des K7 vidéo sur le thème de l’univers et sur des décorations (voir à Auchan puisque le magasin a choisi le thème de l’univers ce mois-ci). Il propose également de se rapprocher du club d’astronomie de Isques pour voir si les jeunes pourraient rencontrer des passionnés d’astronomie (balades nocturnes ?) mais aussi de voir avec Ifremer, Nausicaa et Maréis pour travailler sur le fonctionnement des marées.

Marc pense qu’il faut essayer de travailler le « côté politique » du projet pour être plus en lien avec la réalité. Il propose de faire un concours et d’offrir un cadeau (par exemple : 1 heure d’avion à un jeune pour qu’il puisse prendre du recul sur l’univers). Cette façon de travailler sur l’univers permettrait de voir les modifications de l’action de l’homme sur l’environnement (pollution etc..). Cependant, il faut voir si ce type d’atelier pourrait se mettre en place autrement dans le cadre d’un autre cycle comme celui sur le thème de « l’apparition de l’homme sur la Terre ». Il s’agit alors peut-être de parler plutôt des conditions de vie sur terre (couche d’ozone, atmosphère…).

Lumina propose d’organiser des soirées à la « Belle étoile », un atelier « conte » ou un atelier « peinture » mais cela reste encore à définir.

Hélène propose un atelier sculpture (argile) pour travailler sur l’imaginaire, la créativité, les repères des jeunes (dans l’espace/ le toucher de la matière) en passant du dessin « plat » au « relief » de la sculpture (fresque ?...).

Yannick souhaiterait un atelier encore plus ludique en proposant la création de décors, en s’inspirant de films comme « la soupe aux choux », « E.T. »…etc..

 Ce qu’on retient des propositions faites ci-dessus :

 §               Visite au planétarium (Villeneuve d’Ascq ou Dunkerque).

 §               Location d’une tente planétarium (45m2) + faire un conte en utilisant l’ambiance créée sous la tente (exemple de conte : sur la naissance de l’univers dans plusieurs cultures).

 §               Demander un animateur (bénévole ?) pour animer le conte et transmettre son savoir (club d’astronomie de Isques).

 §               Fabrication d’une maquette du Système solaire (mais adapter l’échelle selon nos possibilités) è voir avec l’émission « C’est pas sorcier ».

 §               Utilisation d’instruments pour reproduire le « bruit » de la création de l’univers…dans le cadre d’un « atelier musique » : voir avec le centre de ressources pour obtenir le matériel sonore et accéder au C.D.I. (Centre de Documentations et d’Informations).

 §               Décliner le thème choisi dans les matières principales de l’enseignement scolaire (en maths, en lecture…).

 §               Travailler sur l’imaginaire (avec aide d’ateliers divers : musique, arts plastiques ou d’écritures fantastiques…).

 §               Se renseigner pour voir le spectacle ou rencontrer la troupe du spectacle « Big-bang bulles » qui tourne actuellement (voir avec Sandrine).

 §               Expérimenter un atelier théâtre (création sonore ?...) sur le monde extra-terrestre

 §               Mettre en place un atelier sur la « fusion » (faire fondre du plomb, voir un souffleur de verre…) en parallèle à un apprentissage théorique.

 §               Penser à collecter les « perles » des enfants qui pourraient venir agrémenter « l’histoire-fil-rouge » du projet.


Et surtout : Se décider sur « le comment » de la mise en place du projet ; à savoir :

 

è exploiter la connaissance (théorie) puis l’imaginaire (pratique)

 

ou

è exploiter l’imaginaire (pratique) puis la connaissance ( théorie)


En conclusion: 

Mr Legros se propose d’articuler toutes les idées qui sont émises pour les organiser et soumettre un programme lors de la prochaine réunion.


IMPORTANT

 Mr Legros rappelle l’essentiel de ce projet qui est de réussir, à travers le thème de l’univers, à mobiliser les différents sens de l’éveil à la vie pour « surprendre », « prendre » et « toucher » chaque jeune, en tant qu’être à part entière, dans sa propre histoire et celle de l’humanité.

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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /2006 14:54

COMPTE RENDU

COMITE DE PILOTAGE 

du 03/10/2006

 

Présents 

  • Mmes : FAYEULLE, LOGGIA, FOURCROY, DUCROCQ, CASTEL
  • Mrs : LEGROS, LEFEBVRE, COPPIN, MAILLARD, MACQUINGHEN, CANIS, BAKO
  • Invités  
  • Mme Malika HADJ-ALI
  • M. LECAT

   -         Lecture et commentaire du compte rendu de la dernière réunion du comité de pilotage dans le but de confirmer ou d’apporter des compléments d’information. A retenir, dans chaque unité, il y aura 15 jours de travail intensif en même temps autour d’un même projet. Et dans chacune des unités, de même que pour le centre de jour, il y aura un moment de travail obligatoire et systématique autour de la thématique choisie. Pendant ces temps bien déterminés, il s’agira de stopper toutes les autres activités

-         Pour optimiser la préparation, il s’agira de sortir du temps de travail quotidien de manière à être libre et disponible pour l’atelier, et si possible, dans un espace neutre. Ce qui suppose de la part des acteurs, un engagement personnel à s’investir en dehors du temps de travail ; ce qui suppose aussi de s’assurer que les chefs de service suppléent aux absences si on est sur la grille horaire.

-         Rappel des objectifs et des résultats escomptés.

-         Difficulté repérée et présentée : avoir un fil conducteur pour les thèmes choisis, dans une certaine cohérence dans chaque cycle. En même temps, tous les cycles doivent trouver sens et évoluer tout au long de l’année. Dans cette recherche de fil conducteur, nécessité d’avoir un accompagnant en la personne de M. LECAT, avec son regard extérieur qui va apporter un certain recul et une certaine lecture des travaux collectifs.

-         M. LECAT ne peut assumer la recherche de partenariat, l’élaboration des contrats et l’envoi des appels d’offre. D’où la nécessité de trouver sur place une personne qui assumerait cette tâche.

-         M. LECAT propose d’écrire, de fabriquer notre histoire à partir du matériel que nous collecterons (différents ateliers, conférences…) sur toute l’année ; une histoire articulée sur les cycles, un travail redonné par exemple sous forme de lecture agrémentée par des musiciens ou autres artistes ; l’objectif étant qu’en fin de cycle, nous ayons une histoire « publiable ». Ce travail d’écriture devra être cohérent par rapport aux ateliers et devra en être le lien. M. LECAT souhaite être un lien entre le parcours de groupe et le parcours d’écriture. Il pourrait se déplacer une fois par trimestre. Mais il faudrait que se mette en place une correspondance via Internet. Il enverra aux groupes des informations à partir de ses différentes lectures, de ses recherches, des conférences auxquelles il aura participé. Les groupes devront lui envoyer de la matière (les questions que les enfants se posent, leurs connaissances, leurs attentes, leur vocabulaire, etc..), des repères qui lui permettront de poser les assises de la construction.

-         Il souhaite lier le culturel au scientifique en reconnectant les différents savoirs de manière à créer un univers qui permettrait de mieux appréhender le monde réel et actuel. Donc, créer une discussion à partir des ateliers autour du « qui je suis ? », « d’où je viens ? », « où je vais ?»

-         M. COPPIN propose de rentrer dans le vif du sujet et de laisser le fil conducteur se mettre en place et que nous devrions programmer le travail d’écriture de M. LECAT en fin de session. Le premier pas à franchir étant de susciter les questions qui vont donner envie d’aller plus loin, de donner corps au reste.

-         Pour M. LECAT, son travail d’écriture peut intervenir en un second temps. Si on lui envoie des florilèges et/ ou des enregistrements des propos des enfants, il peut leur donner corps, les habiller en leur apportant un regard poétique.

-         M. CANIS s’interroge sur la cohérence que peut apporter M. LECAT au fur et à mesure qu’il recevrait les informations des différents groupes : comment lier connaissance et imagination et pourquoi ne pas prendre les thématiques à l’envers de ce qui a été décidé

-         M. LECAT propose d’intervenir de la manière suivante : au bout de trois ou quatre semaines, recevoir des retours des ateliers ; A partir de cette matière, construire un texte, voire une pièce de théâtre en utilisant un langage accessible à tout le monde.

-         M. MACQUINGHEN souligne la question de la peur de chacun de s’engager, dans la mesure où tout le monde n’a pas la fibre artistique. M. LECAT répond qu’il ne faut pas focaliser sur le côté artistique. Il faut juste penser aventure.

-         Malika demande si le terme de la session doit passer par une représentation. M. LEGROS rappelle qu’il y aura forcément une restitution dont la forme n’est pas encore choisie, car tout dépendra des ateliers et de la matière récoltée tout au long des six semaines.

-         Nathalie note un problème par rapport à son emploi du temps.

-         Géraldine pense que les thèmes sont un peu trop généralistes et larges. Elle pense qu’on risque de s’éparpiller. Elle souhaite enfin qu’on démarre tout de suite. Elle insiste enfin sur la place d’un fil conducteur pour les passages d’une session à une autre, une continuité.

-         Christophe ne voit pour l’instant pas l’intérêt de l’écriture d’une histoire.

-         M. LEGROS rappelle l’idée qui a entraîné le choix de la thématique : que pendant une année, un enfant ait l’occasion de s’interroger sur un aspect de l’univers, qu’il sache que l’univers existe.

-         Hélène s’inquiète sur la réalisation concrète des ateliers sur le terrain et compte sur le soutien des personnes extérieures. M. LEGROS rappelle que nous devons nous positionner comme accompagnants des questionnements des enfants et non comme distributeurs de la connaissance.

-         Lumina se pose la question de la manière de procéder pour susciter l’intérêt et l’adhésion des enfants. 

 

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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 05:39

    BandeauLe Soleil est le centre du système solaire et une étoile parmi tant d'autres dans notre galaxie (la Voie Lactée).  
    Notre étoile n'est pourtant pas banale. En effet, comparé à l'ensemble des astres de la Voie Lactée, le Soleil est une étoile plutôt massive et plutôt brillante. La plupart des étoiles sont dix fois massives, dix fois plus petites, dix, cent, mille ou un million de fois moins brillantes que lui. Quelques milliards d'entre elles, seulement, sont plus massives et plus lumineuses. 
    Le Soleil n'est qu'à 150 millions de kilomètres de la Terre. Sa lumière met huit minutes à nous parvenir alors que la lumière de Sirius, étoile la plus brillante de notre ciel après lui, met huit ans ! 

    Le Soleil est né voici 4,55 milliards d'années, de l'effondrement gravitationnel d'un nuage d'hydrogène et d'hélium.


   Le Soleil est une énorme sphère gazeuse de 1,4 million de kilomètres de diamètre. Sa surface, en apparence très nette, s'appelle la photosphère : c'est la première couche gazeuse transparente, qui laisse passer le rayonnement né au coeur de l'étoile. 

    Au-dessus de la photosphère s'élèvent deux autres milieux gazeux, transparents et raréfiés, la chromosphère et la couronne. Ces "atmosphères" solaires sont difficiles à observer, car elles sont généralement noyées dans l'insupportable lumière de l'étoile. Sur Mercure ou sur la Lune où il n'existe pas d'atmosphère pour diffuser sa lumière, chromosphère et couronne apparaissent lorsque le disque du Soleil disparaît derrière un lointain rocher. Sur la Terre, où le ciel bleu est trop brillant, admirer la couronne solaire relève de l'exploit puisqu'il faut profiter d'un événement rarissime : une éclipse totale de Soleil ! 

     La masse du Soleil - 2 milliards de milliards de milliards de tonnes (2.10^27 T) - est près de mille fois supérieure à celle de toutes les planètes du Système solaire. La densité moyenne du Soleil est à peine supérieure à celle de l'eau : 1,4. Sa composition est celle des étoiles : environ 70% d'hydrogène, 28% d'hélium et 2% d'atomes lourds, comme le carbone, l'azote, l'oxygène, le néon, le fer...


    Le Soleil ne continuera pas éternellement à dispenser sa lumière et sa chaleur aux planètes du Système solaire. 
    Depuis 4,55 milliards d'années, le Soleil s'est appauvri en hydrogène et enrichi en hélium. Actuellement, dans le noyau solaire, la fusion thermonucléaire se poursuit au même rythme, un rythme que notre étoile peut tenir encore quelque 4 ou 5... milliards d'années. 

    Arrivé au terme de cette période, le Soleil aura presque intégralement transformé son hydrogène central en hélium, et sa production d'énergie nucléaire ralentira. La pression fantastique créée jusqu'ici par la fusion thermonucléaire baissera, et le noyau d'hélium, soumis dès lors à la seule force de gravitation, commencera à s'effondrer lentement sur lui-même. 
    La contraction du noyau s'accompagnera d'une dilatation des différentes atmosphères solaires. Le Soleil se transformera en un astre gigantesque, dépassant 100 millions de kilomètres de diamètres, et visible de toute la Galaxie : une géante rouge, mille fois plus lumineuse que notre étoile aujourd'hui. Dès lors débutera un processus irréversible qui marquera la fin de l'aventure solaire. 

    L'étoile géante enflera jusqu'à engloutir ses plus proches planètes, Mercure et Vénus. Sur la Terre, la tempête solaire vaporisera en quelques instants l'atmosphère et les océans, carbonisant montagnes et continents. Tous les matins, pendant près de 1 milliard d'années, un globe rouge sang auréolé de flammes se lèvera sur un désert de cendres. 
.   Puis, subissant des contraintes internes de plus en plus fortes, le Soleil, instable, commencera à battre lentement, comme un coeur fatigué. A chacune de ses amples respirations, ses protubérances viendront lécher la surface de notre planète morte. 

    Enfin, brutalement, le Soleil explosera, expirant dans l'espace une grande partie de sa masse, annihilant au passage son cortège planétaire, soufflant aux quatre vents de la Galaxie la matière nouvelle qu'il aura créée durant 10 milliards d'années, promesse de futures générations d'étoiles...

 


 

Voir aussi  

  

 http://atunivers.free.fr/

http://www.geocities.com/abclunivers/

Par Enfants de la Marine - Publié dans : Quant à l'Univers
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 03:27

Bonjour à tous

Depuis plus de six mois, on en parle...  Nous relier par internet pour améliorer notre communication, nous rendant ainsi plus performant,  pour le seul bien des enfants dont nous avons la charge, c'était l'idée d'Eric Legros.

Après les dernières palabres de ces derniers jours, enfin le jour est arrivé...

Oui, ça y est, c'est parti!

A bientôt donc, vous verrez, ce sera vraiment un plus dans notre quotidien.

Le webmestre

Par Webmestre - Publié dans : Notes de service
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